Éditeur : WM STUDIOS. Dernière mise à jour : 26 août 2026. Ces définitions sont descriptives. Elles ne constituent ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal, et les règles fiscales citées évoluent.
Patrimoine et passif
Patrimoine brut
Le total de ce que vous détenez, avant toute déduction d'emprunt : placements financiers, immobilier, éventuel patrimoine professionnel, et le reste. Voir le calcul du patrimoine net.
Patrimoine net
Le patrimoine brut diminué du capital que vous devez encore au titre de vos emprunts. C'est le seul des deux nombres qui réponde à la question « qu'est-ce qui est réellement à moi aujourd'hui ».
Capital restant dû
Ce qu'il faudrait verser pour solder un prêt aujourd'hui. C'est ce montant, et non la somme des mensualités à venir, qui constitue votre dette : l'écart entre les deux est fait d'intérêts futurs que vous ne devez pas encore. Voir le tableau d'amortissement.
Tableau d'amortissement
Le plan de remboursement d'un prêt, échéance par échéance, découpant chacune en une part d'intérêts et une part de capital. La part d'intérêts décroît, parce qu'elle est calculée sur un solde qui diminue.
Taux nominal
Le taux qui sert à construire le tableau d'amortissement et à calculer les mensualités. Il n'inclut ni assurance, ni frais.
TAEG
Taux annuel effectif global. Le TAEG mesure le coût total du crédit, en incluant les intérêts et l'ensemble des frais obligatoires. Il ne sert pas à calculer les échéances.
Prêt in fine
Un prêt dont on ne paie que les intérêts pendant toute la durée, le capital étant remboursé en une seule fois à l'échéance. Le capital restant dû reste donc égal au montant emprunté jusqu'au dernier jour.
Différé d'amortissement
Une période initiale pendant laquelle aucun capital n'est remboursé. Si le différé est total, les intérêts se capitalisent et la dette augmente avant de commencer à décroître.
Indemnité de remboursement anticipé
La somme que la banque peut réclamer si vous soldez un prêt avant l'échéance. Pour un prêt immobilier d'habitation, elle est plafonnée par la loi : six mois d'intérêts sur le capital remboursé, ou 3 % du capital restant dû, le plus faible des deux s'appliquant.
Valeur de rachat
Pour un contrat d'assurance-vie, la somme que vous obtiendriez en sortant aujourd'hui. C'est elle qui entre dans le patrimoine, et non le total de vos versements.
Quote-part
La fraction d'un bien détenu à plusieurs qui vous revient. En indivision ou en couple, votre patrimoine net personnel ne porte que sur votre quote-part, actif et passif compris.
Titres et valorisation
Prix moyen pondéré d'acquisition
La moyenne de vos prix d'achat pondérée par les quantités, frais inclus. C'est la méthode que le droit français impose pour calculer une plus-value sur des titres de même nature. Une vente ne la modifie pas ; seules de nouvelles acquisitions le font. Aussi appelée coût moyen pondéré ou prix de revient. Voir la fiche dédiée.
FIFO
First in, first out. Convention selon laquelle on considère vendre d'abord les titres les plus anciens, à leur prix d'achat réel. Elle s'applique dans d'autres pays, mais pas au calcul français des plus-values sur titres.
Plus-value latente
L'écart entre la valeur actuelle d'une ligne et son prix de revient, tant que rien n'est vendu. Elle n'est pas imposable puisqu'elle n'est pas réalisée.
Plus-value réalisée
L'écart constaté lors d'une cession effective, entre le prix de vente et le prix de revient des titres cédés. C'est celle qui entre dans une déclaration.
Valeur liquidative
Le prix d'une part de fonds, calculé périodiquement, souvent une fois par jour, à partir de la valeur des actifs détenus par le fonds. Un fonds n'a donc pas de cours continu.
Fonds capitalisant
Un fonds qui ne distribue rien : les dividendes des titres qu'il détient sont réinvestis à l'intérieur du fonds. Il n'y a aucun flux à suivre, et la contrepartie se lit dans la valeur liquidative.
Fonds distribuant
Un fonds qui verse périodiquement les revenus des titres qu'il détient. Ces versements se suivent comme des dividendes.
ISIN
Code international à douze caractères identifiant un titre de façon unique. Plus stable qu'un symbole boursier, qui varie selon la place de cotation, ou qu'un libellé, qui change au fil des opérations.
Opération sur titres
Un événement décidé par l'émetteur qui modifie votre position sans être un achat ni une vente : division, regroupement, scission, distribution de droits, dividende en actions. C'est ce qui met en difficulté la plupart des reprises d'historique. Voir l'import des relevés.
Division et regroupement d'actions
Le nombre de titres change, la valeur totale non. Sans le ratio appliqué, le coût des lots antérieurs devient impossible à reconstituer à partir du seul fichier.
Scission
Une société transfère une activité à une entité nouvelle dont vous recevez des titres, sans rien payer. Une part de votre investissement initial leur est économiquement transférée, ce qu'un import doit refléter sous peine de fausser les deux lignes.
Devise sub-unitaire
Certaines places cotent en centièmes d'unité, par exemple en pence plutôt qu'en livres. Traiter un cours en pence comme une livre multiplie la ligne par cent.
Écart achat-vente
La différence, à un instant donné, entre le meilleur prix auquel quelqu'un accepte de vendre et le meilleur prix auquel quelqu'un accepte d'acheter. Il se paie à chaque transaction, dans les deux sens, et s'élargit sur les titres peu échangés ainsi qu'aux heures creuses. Il n'apparaît sur aucun relevé de frais.
Versement programmé
Investir un montant fixe à intervalle régulier, sans tenir compte du prix du jour (en anglais dollar cost averaging). Comme le montant est fixe et le prix variable, la quantité achetée varie : plus de parts quand le cours est bas, moins quand il est haut. Voir la fiche consacrée aux versements programmés.
Moyenne harmonique
L'inverse de la moyenne des inverses. C'est la moyenne qui décrit le prix payé par des versements à montant fixe, et elle est toujours inférieure ou égale à la moyenne ordinaire des cours. Sur six cours de 100, 80, 125, 100, 90 et 110 €, elle vaut 98,84 € quand la moyenne ordinaire vaut 100,83 €.
Fonds indiciels et ETF
ETF
Fonds négocié en bourse (exchange traded fund), aussi appelé tracker. Ses parts s'achètent et se vendent en continu pendant la séance, comme une action, et sa gestion consiste à reproduire un indice plutôt qu'à sélectionner des titres. Voir la fiche consacrée aux ETF.
Indice
Une liste de titres avec des poids, publiée et mise à jour par un fournisseur d'indices selon une règle rendue publique. Un indice n'est pas investissable en tant que tel : il ne supporte ni frais, ni impôt, ni contrainte de liquidité. C'est la référence que le fonds cherche à reproduire, pas ce que le fonds obtient.
UCITS
Directive européenne, transposée en France sous le nom d'OPCVM coordonné, qui impose à un fonds des règles de diversification, de liquidité et de conservation des actifs. Sa conséquence la plus importante en pratique : les titres du fonds sont détenus par un dépositaire distinct de la société de gestion et ne figurent pas au bilan de celle-ci.
Réplication physique
Le fonds détient réellement les titres de l'indice, soit en totalité, soit sous forme d'un échantillon choisi pour se comporter comme l'indice. Ce qu'il suit et ce qu'il possède sont alors la même chose.
Réplication synthétique
Le fonds détient un panier de titres qui n'a pas de rapport nécessaire avec l'indice, et échange la performance de ce panier contre celle de l'indice auprès d'une contrepartie, par un contrat appelé swap. Le suivi est souvent plus serré, y compris sur des marchés difficiles d'accès, et un risque de contrepartie entre dans l'équation.
Frais courants
Le pourcentage annuel prélevé par un fonds sur ses actifs, parfois affiché sous le sigle anglais TER (total expense ratio). Il n'apparaît sur aucun relevé et ne fait l'objet d'aucun débit : il est retiré en continu de la valeur liquidative, et se lit donc uniquement comme un écart de performance par rapport à l'indice.
Différence de suivi
L'écart de performance constaté entre un fonds et son indice sur une période donnée (tracking difference). Généralement négatif, du montant des frais et des frottements, il peut être positif, par exemple quand le fonds tire un revenu du prêt de ses titres.
Erreur de suivi
La régularité de cet écart, mesurée par son écart type (tracking error). Un fonds systématiquement en retard de 0,20 % est très prévisible ; un fonds tantôt en avance de 0,4 %, tantôt en retard de 0,5 %, l'est beaucoup moins, même si sa moyenne est meilleure. Les deux mesures répondent à des questions différentes et sont souvent confondues.
Prime et décote
L'écart entre le cours de bourse d'une part et sa valeur liquidative. On parle de prime quand le cours est au-dessus, de décote quand il est en dessous. En période calme l'écart est de quelques centièmes de pour cent sur les indices très échangés ; il s'élargit quand le marché sous-jacent est fermé ou très agité.
Couverture de change
Mécanisme intégré à certaines parts de fonds, signalées par la mention hedged, qui neutralise en grande partie l'effet des variations de parité entre la devise des titres détenus et celle de l'investisseur. Son coût est supporté par le fonds et varie avec l'écart de taux d'intérêt entre les deux devises. La couverture prive de l'évolution favorable autant qu'elle protège de la défavorable.
Prêt de titres
Pratique par laquelle un fonds prête temporairement les titres qu'il détient contre une rémunération, en échange d'une garantie. Elle est encadrée et collatéralisée, elle améliore la différence de suivi, et elle est mentionnée dans les documents du fonds.
DIC
Document d'informations clés (KID en anglais), document réglementaire de trois pages au plus que l'émetteur doit publier et tenir à jour pour chaque part. Son plan est imposé, ce qui rend deux fonds comparables ligne à ligne : nature du produit, indicateur de risque, scénarios de performance, coûts, durée de détention recommandée, modalités de sortie.
Indicateur synthétique de risque
Note de 1 à 7 figurant sur le DIC, calculée à partir de la volatilité passée et du risque de crédit. Elle mesure l'ampleur des variations observées, non la probabilité de perdre son capital, et elle est calculée sur des données passées.
Dividendes et flux
Date de détachement
Le jour à partir duquel l'action se négocie sans le droit au dividende annoncé. C'est le moment clé qui détermine l'éligibilité au dividende : il faut détenir avant. Voir le suivi des dividendes.
Date d'enregistrement
Le point de contrôle interne de l'émetteur, qui arrête la liste des actionnaires bénéficiaires. Elle suit la date de détachement.
Date de paiement
Le jour où l'argent arrive sur votre compte, souvent plusieurs jours ou semaines après le détachement.
Retenue à la source
Un prélèvement opéré par le pays de l'émetteur avant tout versement, pour un titre étranger. Il explique l'écart entre le brut annoncé et le net encaissé.
Rendement courant
Le dividende annuel divisé par le cours actuel. Il sert à comparer des titres entre eux, puisqu'il ne dépend pas de votre historique.
Rendement sur prix de revient
Le dividende annuel divisé par votre prix de revient. Il décrit votre position et ne se compare qu'à elle-même dans le temps. Sur une même ligne au même instant, les deux rendements diffèrent, parfois de plusieurs points.
Réinvestissement
Un dividende encaissé puis immédiatement employé à acheter des titres. Ce sont deux opérations : un revenu, puis un achat qui modifie votre prix de revient.
Remboursement de capital
Une distribution qui n'est pas un revenu mais une restitution d'une partie de votre investissement. Traitée comme un dividende, elle gonfle le rendement apparent alors qu'elle devrait réduire le prix de revient.
Performance dividendes réinvestis
La mesure qui additionne l'évolution du cours et les versements reçus. C'est la seule cohérente, puisqu'un dividende ne s'ajoute pas à la performance d'un titre : il en fait partie.
Fiscalité
IFU
Imprimé fiscal unique. Le récapitulatif annuel que votre courtier vous adresse, reprenant cessions, dividendes et prélèvements. C'est le document de référence pour une déclaration : les montants calculés par un outil de suivi sont indicatifs et destinés à être recoupés avec lui.
PFU
Prélèvement forfaitaire unique, souvent appelé flat tax. Imposition à taux fixe des revenus et gains de placement, composée d'une part d'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. À la date de mise à jour de cette fiche, le total s'établit à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis 2026). Certains placements, comme l’assurance-vie, les PEL et CEL ou les revenus fonciers, conservent des prélèvements sociaux à 17,2 %. Une option pour le barème progressif existe.
Prélèvements sociaux
La part sociale de l'imposition des revenus du patrimoine, distincte de l'impôt sur le revenu. Elle reste due dans certains cas où l'impôt sur le revenu ne l'est pas.
Abattement
Une réduction appliquée à une base imposable avant calcul de l'impôt. Son existence, son taux et ses conditions dépendent du régime concerné.
Report de moins-values
Le mécanisme permettant d'imputer une moins-value sur des plus-values de même nature, et de reporter le solde non utilisé sur les années suivantes, dans la limite prévue par la loi.
Formulaire 2074
La déclaration détaillant le calcul des plus-values de cession de valeurs mobilières, dont les résultats sont reportés sur la déclaration de revenus.
PEA
Plan d'épargne en actions. Une enveloppe où les cessions ne sont pas imposées opération par opération : c'est le retrait du plan qui déclenche l'imposition, selon ses propres règles de durée. Un seul plan par personne.
Compte-titres ordinaire
Un compte sans enveloppe fiscale particulière, où chaque cession génère une plus-value ou une moins-value imposable l'année de sa réalisation.
TTF
Taxe sur les transactions financières. Une taxe appliquée à l'achat de certains titres, qui entre dans le prix d'acquisition et réduit donc la plus-value imposable.
Assurance vie
Contrat d'épargne dans lequel les sommes versées sont investies sur des supports retenus par l'assureur, liste fermée. Les gains ne sont pas imposés tant qu'aucun retrait n'est effectué, et la fiscalité de sortie est propre au contrat. Particularité à connaître : deux couches de frais se superposent, ceux des supports et ceux de l'enveloppe, et leur total n'apparaît nulle part additionné.
Projection
Simulation de Monte Carlo
Une méthode qui, au lieu d'appliquer un rendement constant, tire des milliers de trajectoires en piochant chaque année un rendement au hasard dans une distribution choisie. Elle donne une dispersion d'issues, pas une prévision. Voir la fiche dédiée.
Centile
Un seuil dans les résultats d'une simulation. « Dans 10 % des simulations » décrit une propriété du modèle sous les hypothèses retenues, et non une probabilité concernant votre vie.
Risque de séquence
Le fait que l'ordre des rendements change le résultat dès qu'il y a des retraits, à rendement moyen identique. Sans retrait, l'ordre n'a aucun effet, puisqu'une multiplication est commutative.
Volatilité
Une mesure de la dispersion des rendements autour de leur moyenne. Dans une simulation, c'est une hypothèse que l'on choisit, pas une observation.
Risque de modèle
Le risque que la distribution retenue décrive mal la réalité. Choisir une distribution, c'est déjà décider une part du résultat, et aucun nombre de tirages supplémentaires ne réduit ce risque.
Intérêts composés
Le fait que les gains d'une période produisent eux-mêmes des gains les périodes suivantes, ce qui rend la progression non linéaire. Conséquence symétrique et souvent négligée : un montant prélevé une année, en frais par exemple, ne produit plus rien les années suivantes. Voir la fiche sur les intérêts composés.
Sources
Les définitions patrimoniales suivent la nomenclature de l'Insee, les définitions fiscales renvoient aux textes cités dans les fiches correspondantes, et les notions de projection sont décrites dans la fiche de méthodologie. Les règles fiscales évoluent : vérifiez l'état du droit à la date qui vous concerne.
- Insee, définition du patrimoine net.
- Code général des impôts, article 150-0 D : prix moyen pondéré et frais d'acquisition.
- Code de la consommation, article R313-25 : plafonnement de l'indemnité de remboursement anticipé.
Aller plus loin
Le hub des guides développe chacun de ces sujets, et la foire aux questions couvre le fonctionnement de l'application.